Verschidde Froen betreffend de Vëloswee vun Stadbriedemes op d’Hëttermillen

Monsieur le Président,

Je voudrais poser la question parlementaire suivante, conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre, à Monsieur le Ministre de la Mobilité et des Travaux publics :

L’utilisation et l’aménagement de la piste ou voie cyclable sur la Route du Vin N10 entre le lieu-dit « Hëttermillen » et Bech-Kleinmacher suscite régulièrement et depuis longtemps de nombreux commentaires et questions. Des interventions d’instances publiques autant que de personnes privées étant restées sans résultat, les problèmes soulevés prennent désormais une certaine envergure.

D’où mes questions :

  1. En ce qui concerne le tronçon entre Stadtbredimus et Hëttermillen:

Il ne comporte qu’une seule ouverture sur toute la longueur de 4 km de la piste cyclable. Les services de l’administration compétente n’accordent aucune dérogation pour rajouter l’une ou l’autre ouverture supplémentaire dans les glissières, apparemment pour des raisons de sécurité. Voilà qui soulève les questions suivantes :

  • Pourquoi n’y a-t-il pas de possibilité pour des ouvertures supplémentaires dans les glissières ?
  • Est-ce qu’il est correct que des raisons sécuritaires seraient invoquées à cet effet ?
  • En ne pouvant quitter la voie cyclable p.ex. en cas de danger, en cas de malaise, mais encore pour s’acheminer sur d’autres routes, Monsieur le Ministre n’estime-t-il pas que, bien au contraire, cela représente bien plus un risque pour la sécurité ?
  1. D’autant que cela incite de nombreux cyclistes à ne pas emprunter cette piste, mais de rouler sur la chaussée de la N10.

Monsieur le Ministre est-il conscient qu’il n’y ait pas de trottoir à hauteur des maisons du lieu-dit Hëttermillen longeant immédiatement la N10, et que les piétons doivent marcher sur la chaussée de la N10, parce qu’il leur est impossible d’entrer autrement sur la piste (où la circulation des piétons est autorisée)?

  • Est-ce que Monsieur le Ministre approuve cette situation ?
  • Est-ce qu’il estime cette situation appropriée et sûre pour des familles avec poussette pour bébés, des chaises roulantes ou pour des gens âgés marchant à l’aide de cannes ou déambulateur

Considérant d’autre part que traverser la N10 à la Hëttermillen n’est pas facile non plus pour les riverains en l’absence d’un passage clouté, est-ce qu’il est correct qu’un tel aménagement relèverait des autorités communales compétentes ?

  • Est-ce qu’il est correct d’autre part qu’un passage pour piétons sur la N10 ne pourrait y être aménagé que si des feux rouges seraient parallèlement mis en place à cet endroit ? Si oui, pour quelles raisons ? A titre d’information, il s’agit d’un endroit où la vitesse des automobilistes est limitée à 70 km/h, et des situations similaires avec passages pour piétons existent.

Au niveau de la bifurcation de la N10 et du CR146 entre Stadtbredimus vers Greiveldange, aucune ouverture ne se trouve dans la glissière de la piste, qui permettrait aux cyclistes de quitter la piste cyclable pour s’engager sur le chemin repris en question – ou l’inverse. Il en résulte que les cyclistes roulent sur la N10, dans l’impossibilité de pouvoir s’engager sur la piste cyclable. Or à cet endroit, la piste cyclable est obligatoire pour les vélos. Il est néanmoins impossible de l’emprunter dans les circonstances décrites ci-avant.

  • Monsieur le Ministre est-il d’avis que cette situation de rouler en illégalité est tolérable ?
  • Le statut de piste ou voie cyclable obligatoire serait-il la raison pour laquelle aucune ouverture supplémentaire dans les glissières serait possible ?
  • Si oui, Monsieur le Ministre n’opine-t-il pas qu’il faudrait amender la réglementation afférente ?
  • Ou est-ce que Monsieur le Ministre serait d’avis que les situations pré-décrites soient tolérables ?
  1. Concernant le tronçon de la N10 entre Stadtbredimus et Remich :

Force est de constater que les ouvertures dans les glissières sont très nombreuses à ce niveau, une dizaine d’ouvertures se trouvant dans les glissières de ce tronçon de seulement 2 km – et où par ailleurs un trottoir longe la N10.

  • Pour quelles raisons y a-t-il ici autant d’ouvertures, alors que sur une distance longue de 4 km (cf. sub I.), il n’y en ait qu’une seule ?
  • Considérant que cette piste n’est pas une piste cyclable obligatoire, est-ce que cela en serait la raison ?
  • Si oui, pourquoi la piste n’est-elle pas obligatoire ici, tandis qu’elle l’est sur le tracé entre Stadtbredimus et Hëttermillen ? Quelles sont les raisons de cette différence ? Est-ce que Monsieur le Ministre les approuve ?
  1. Certaines signalisations peuvent risquer d’induire en erreur les cyclistes, en juxtaposant par exemple des interdictions pour vélos avec des signalisations de voie cyclable obligatoire, par exemple à hauteur de Bech-Kleinmacher. Est-ce qu’il conviendrait de revoir la cohérence des panneaux des signalisations respectivement de leur emplacement ?
  1. Monsieur le Ministre serait-il opposé à ce que des ouvertures soient aménagées par endroits dans les glissières pour des raisons d’ordre touristique ou d’œnotourisme?

Veuillez croire, Monsieur le Président, aux assurances de ma haute considération.

 

Octavie Modert

Députée